Nos revendications
Notre association (loi 1901) AIDPSYCO – Association Nationale d’Information et de Défense des Psychologues conventionnés, constituée fin 2024, rassemble plusieurs centaines d’adhérents à jour sur tout le territoire national.
Seule organisation représentative des psychologues conventionnés présente sur le terrain, elle propose des axes d’amélioration du dispositif « Mon soutien psy / Mon parcours psy santé », tant sur le plan organisationnel que sur les fondements de l’exercice des psychologues.
L’exercice conventionné
- Signature d’une convention nationale avec la CNAM : aujourd’hui seules des conventions locales existent avec les CPAM, entraînant des disparités et incohérences. Nous demandons une convention nationale claire, équitable et uniforme et surtout négocié avec des représentants légitimes.
- Autorisation du dépassement d’honoraires : permettre des dépassements encadrés comme dans d’autres professions de santé, car le tarif actuel ne couvre pas les coûts réels de l’exercice.
- Allègement des charges sociales : réduire les charges sur les actes conventionnés, tout en maintenant la microentreprise pour les psychologues cumulant activité libérale et salariée.
- Suppression ou assouplissement du plafonnement annuel des séances : le plafond de 12 séances est souvent inadapté. Une modulation est nécessaire, par exemple pour certains professionnels en formation ou en activité. Toutes les professions de santé, de soutiens de protection sont exposées au risque de traumatisme vicariant et seconde victime. C’est une question de santé publique majeure qui retire de l’activité longuement et parfois définitivement (démission, suicide) des étudiants en santé mais aussi des professionnels en activité : médecins, infirmiers, pompiers, gendarmes, policiers et psychologues.
- Suppression des critères d’exclusion cliniquement incohérents : les critères actuels qui mélangent problématique, symptômes, intensité et diagnostic
- Reconnaissance des compétences des psychologues à orienter et facilitation de cette orientation : Les psychologues doivent pouvoir orienter les patients en fonction de leurs besoins, avec un accès direct aux services de psychiatrie. Nous souhaitons poursuivre les échanges en ce sens, dans l’objectif de garantir que chaque personne qui consulte un psychologue puisse bénéficier d’un accompagnement rigoureux, pertinent et adapté à sa situation.
Dans cette perspective, la possibilité d’un accès direct aux services de psychiatrie nous semble essentiel pour permettre, lorsque cela est nécessaire, une orientation vers des structures ou professionnels disposant des compétences spécifiques requises (OMNIDOC, CMP, urgences psy, orthophonistes, ergothérapeutes…). Actuellement les CMP nous orientent des patients nous devons créer un partenariat pour cela un :
- Soutien renforcé aux structures publiques vers lesquelles nous orientons nos patients est nécessaire : CMP, CMPP, CHU, CHRU doivent bénéficier de moyens accrus.
- Mise en place de la télétransmission des feuilles de soins : alléger la charge administrative et sécuriser les remboursements, actuelement de nombreuses feuilles de soins se perdent engendrant un surcroit de travail administratif et un retard de rembourssement des patients
- Audition par la Commission d’enquête : représenter les plus de 6000 psychologues conventionnés et proposer des améliorations concrètes.
- Clarification des prérogatives de la Commission Bellivier : Instaurer un échange pour permettre un dialogue permettant une transparence et une clarification du fonctionnement de l’instance ainsi que des critères de sélection des psychologues conventionnés qui est actuellement opaque.
La profession de psychologue
- Mise en place d’élections professionnelles sur mandat : garantir une représentation légitime, démocratique et reconnue de la profession. Les psychologues doivent pouvoir savoir ce qui se dit en leur nom pour :
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- L’adoption d’un code de déontologie révisé et opposable : renforcer la qualité des pratiques et la reconnaissance de la profession.
- L’encadrement du titre de psychologue et de la psychothérapie : Le titre de psychothérapeute est encore insuffisamment encadré, et les usurpations ne sont pas sanctionnées. Nous demandons qu’il ne soit accessible qu’à des professionnels disposant de titres et qualifications reconnus. De même que le massage est réservé aux kinésithérapeutes, l’exercice de la psychothérapie devrait être réservé aux professionnels formés : psychologues et psychiatres. Son exercice hors de ce cadre devrait entrainer des sanctions.
- La réforme de la formation initiale et continue :
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- Harmonisation de la formation initiale : Nous demandons un référentiel national commun. Aujourd’hui, les contenus varient fortement selon les universités
- Formation continue obligatoire : Une formation continue de qualité, encadrée et en lien avec les réalités cliniques du terrain, doit devenir obligatoire et accessible à tous les professionnels.
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- La mise en place d’un équivalent du DPC pour les psychologues : Chaque psychologue inscrit au répertoire ADELI ou RPPS devrait valider un certain nombre d’heures de formation tous les 3 ans(ex. : 21 heures comme d’autres professions).
Avec :
- Actualisation des connaissances cliniques
- Réflexion sur les pratiques professionnelles
- Supervision ou analyse des pratiques
- Formation aux nouveaux cadres réglementaires / éthiques
- Participation aux instances institutionnelles et professionnelles :
Notre association AIDPSYCO, tout comme d’autres acteurs engagés dans la défense et la structuration du métier de psychologue, considère comme indispensable la participation des psychologues aux grandes instances de réflexion sur les évolutions du cadre professionnel.Dans cette optique, nous proposons de poursuivre le travail entamé par l’association, sur le sujet de la représentativité de nos adhérents : ils sont représentatifs des psychologues (conventionnés). Nous pourrions donc interroger nos adhérents sur des chantiers qui semblent se présenter à la profession.Trois chantiers majeurs cristallisent d’ailleurs actuellement l’attention et appellent des positions claires, concertées, et étayées par les acteurs de terrain. Nous proposons donc de pouvoir être sollicités ou présents si des échanges éventuels sur ces sujets existent, tout en recueillant l’avis de nos adhérents :- le doctorat d’exercice pour les psychologues
- la labellisation des lieux de stage
- la création d’un ordre des psychologues.
Ces points pourraient être débattus au préalable par nos adhérents associatifs, afin de nous montrer suffisamment représentatifs des psychologues conventionnés.
Pour autant, AIDPSYCO considère que ces débats ne peuvent être tranchés sans consultation directe des psychologues en général. Nous rappelons que seule l’élection d’instances représentatives permettrait de porter une voix commune représentant l’ensemble de la profession des psychologues avec légitimité. En l’état actuel, aucune structure ne peut parler au nom de l’ensemble de la profession, une mise en place d’un débat démocratique préalable est primordialePar exemple, nous ne sommes ni fermés, ni favorables par principe à un ordre.
Nous sommes favorables à un cadre de régulation opposable (par exemple un code de déontologie), mais il ne peut être décrété sans la profession.
Nous pensons qu’un code de déontologie opposable est indispensable, mais qu’un ordre ne peut être créé qu’à la suite d’un processus démocratique légitime.
La participation à une instance ordinale ne saurait se substituer à l’organisation préalable d’élections professionnelles ouvertes à tous les psychologues, quel que soit leur mode d’exercice.
De même, la labellisation des lieux de stages et le doctorat d’exercice doivent être débattus en toute transparence, nous proposons de filmer et retransmettre ses débats en direct
Conclusion
Ces propositions visent à améliorer la qualité des soins psychologiques, défendre la profession et garantir un dispositif équitable pour tous.
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