Actualités de l’association
Que voulons-nous vraiment pour la santé mentale en France ?
Année de la santé mentale 2026 : une ambition qui doit s’accompagner de moyens réels
Le dispositif Mon soutien psy ne peut plus être pensé comme un simple soutien ponctuel. Sur le terrain, nous assurons des psychothérapies structurées, de la prévention, et parfois la stabilisation de situations cliniques complexes. Le remboursement doit refléter cette réalité.
Permettre aux psychologues libéraux de répondre pleinement à ces besoins implique un cadre légal clair, la possibilité d’aller au-delà des 12 séances lorsque c’est nécessaire, et l’accueil de tous les patients, y compris ceux aujourd’hui exclus par les décrets. Ces ajustements sont indispensables pour que l’ambition du dispositif rejoigne son usage concret.
Cela passera par le travail avec l’ exécutif (Ministère de la Santé) et l on espère ces avancées pour 2026…
Renforcer la santé mentale suppose également de regarder l’ensemble de la cascade de soins. On ne peut pas parler de politique de santé mentale sans évoquer le financement de la psychiatrie, les moyens des hôpitaux généraux, ou la complémentarité entre soins psychologiques et soins médicaux. La prévention ne tient que si les soins spécialisés tiennent debout.
Cela tombe bien : cette semaine est une semaine politique dense pour nous à l’Aid Psy Co, en échange avec différents ministères. L’occasion de réaffirmer que si la santé mentale devient une priorité nationale, elle doit l’être dans les actes, dans les textes et dans les budgets.
Dans la continuité de nos travaux, nous rappelons que la question des compétences professionnelles des psychologues doit être articulée avec le dispositif MSP. C’est une cohérence essentielle entre formation, terrain et politiques publiques (Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace).
La PLFSS, en tant qu’étape budgétaire de la Sécurité sociale, joue un rôle décisif dans ces arbitrages.
L’année 2026 sera déterminante dans le lien que nous construirons avec l’exécutif et les parlementaires autour de ces enjeux.

