Actualités de l’association
Monsieur le ministre,
Nous avions appelé l’attention du cabinet du Premier ministre, demandant le maintien du dispositif MonSoutienPsy, proposant des pistes d’amélioration. Compte tenu de son objet, notre correspondance vous a été transmise.
Nous tenions à vous redire notre disponibilité pour une rencontre avec vous à ce sujet.
Savez-vous que certains troubles et pathologies sont exclus du dispositif “Mon soutien Psy” ? Cela soulève des interrogations quant à la possibilité de créer une relation de confiance, essentielle à toute thérapie, lorsque les informations échangées risquent d’entraîner l’exclusion du patient du remboursement. C’est une situation qui semble difficilement justifiable.
Addictions :
Les addictions peuvent être exclues du dispositif “Mon soutien Psy”. Comment créer une relation de confiance propre à la thérapie si les informations échangées risquent d’exclure le patient du dispositif de remboursement ? C’est aberrant. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers un suivi addictologique si nécessaire.
Troubles dépressifs sérieux :
Savez-vous que les troubles dépressifs sérieux sont exclus du dispositif ? Cela implique que seuls les troubles dépressifs légers sont pris en charge. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers un suivi spécialisé si nécessaire.
Troubles alimentaires graves :
Savez-vous que les troubles alimentaires graves sont exclus du dispositif ? Comment créer une relation de confiance propre à la thérapie si l’on doit peser les patients avant une prise en charge ? Cela implique que seuls les troubles alimentaires mineurs sont pris en charge. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers un suivi spécialisé en nutrition ou vers les urgences si nécessaire.
Risques suicidaires :
Savez-vous que les risques suicidaires sont exclus du dispositif ? Il existe des degrés dans la crise suicidaire, ce qui implique que ces patients devraient être exclus a priori. Si ce risque émerge au cours de la thérapie, doit-on sortir le patient du remboursement ? C’est aberrant. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers les urgences si nécessaire.
Antécédents psychiatriques sévères :
Savez-vous que les antécédents psychiatriques sévères (3 dernières années) sont exclus du dispositif ? Il existe des degrés dans les antécédents psychiatriques, ce qui implique que les patients stabilisés devraient être exclus a priori du remboursement. C’est aberrant. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers un suivi psychiatrique si nécessaire.
Dépendance à des substances psychoactives :
Savez-vous que les dépendances à des substances psychoactives sont exclues du dispositif ? Cela implique que ces patients devraient dissimuler leur dépendance au psychologue afin de bénéficier d’un remboursement. C’est aberrant. Les psychologues conventionnés sont pourtant capables de réorienter les patients vers un suivi en addictologie.
L’association AID-PSY-CO (Association d’Information et de Défense des Psychologues Conventionnés) œuvre pour l’évolution et l’amélioration du dispositif, notamment pour la levée de ces critères d’exclusion.
Pour l’association AID-psy-co :
Priscilla Descheemaeker, Ralph Balez : co-présidents associatifs

